ouarzazatenews.com

 

 

» Le CRT d’Agadir sort de sa tanière : Les nouveaux souffles à Ouarzazate
Publié le 17/12/2010 | Dans Actualités | 541 Vues
Les opérateurs du tourisme de la région Souss Massa Drâa, toutes catégories confondues, se sont donné rendez-vous, samedi dernier, au palais des congrès de la province d’Ouarzazate. Pour la première fois dans les annales du Conseil Régional de Tourisme.
(CRT) d’Agadir SMD, le Conseil d’Administration s’est tenu hors de la capitale du Souss et, plus exactement dans le Grand Ouarzazate, l’un des piliers majeurs du secteur. « Il m’est agréable de vous annoncer solennellement que l’ONMT place votre région, insérée dans Atlas et Oasis de la nouvelle stratégie 2020, parmi ses priorités fondamentales, en terme de promotion », s’empresse de lancer le représentant du département de tutelle, devant une forte assistance. Le président du CRT, fort motivé des dernières réalisations à plusieurs niveaux, ouvrit le bal dans une ambiance plutôt bon enfant, à l’image du maire d’Agadir qui ne cacha guère sa satisfaction du travail fourni tout en exhortant l’audience de s’accrocher, corps et âme, à cette structure fédératrice qu’est le Conseil régional de Tourisme. Pour sa part, le président du conseil régional de Souss Massa Drâa, visiblement peu inspiré dans ce domaine dont les affinités et les rouages lui échappent, convia cette instance de s’ouvrir davantage sur toutes les composantes de la région au lieu de rester cloitré dans sa capitale. Chose que faisait énergiquement réagir le patron du CRT qui s’attendait plutôt à une augmentation au niveau de la subvention allouée par la région. « Je suis un peu resté sur ma faim. Notre ambition est plus grande, mais les moyens nous font défaut pour accomplir toutes tâches assignées. Certes la région nous fait parvenir 3 millions de dirhams, cependant il ne faut perdre de vue que le tiers de ce budget est versé, comme convenu, directement au concert de la tolérance.
Le CRT n’en est, en fait, qu’une courroie de transmission », rétorquait le responsable du CRT qui ne manqua non plus de valoriser l’esprit de synergie collective, considérée comme un atout majeur, quasiment inexistant nulle part ailleurs. Et de continuer que les faits parlent d’eux même, notamment le retour des scandinaves, le flux croissant des marchés de l’Europe ce l’Est, la tenue et le succès probant du DRV, la hausse des cadences en arrivées et nuitées…De son côté, Brahim Ouakhir, voyagiste de longue date, saluait la mise en marche de la desserte aérienne Agadir-Ouarzazate-Zagora et promettait de tout faire pour son éclosion, tout en procédant à une révision plus intelligence au niveau des dates des fréquences afin de répondre au mieux au demandes affichées. « La destination est un véritable gisement qu’il va falloir fructifier, en voyant toujours grand », concluait le Wali de la région SMD, en mettant dans le bain deux idées ciblées et potentielles dans l’immédiat, à savoir la mise en fonction constante du palais de congrès de Ouarzazate, en y tenant des événementiels de 50 à 100 congressistes et la mise en place d’un plan de formation en direction du personnel existant pour se focaliser sur la qualité du service et du produit.
« Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il est temps de laisser la crise derrière nous en axant tout l’effort sur les perspectives d’avenir et demeurant mobilisés, vigilants et novateurs. La vision 2020 est une nouvelle aventure qui devra nous interpeller tous, à la veille de la régionalisation. C’est quand cela va plutôt bien qu’il faudrait tenir compte de nos préoccupations. La chaine touristique doit fonctionner à plein régime, sans faille ni grincement, à l’aide de notre force de proposition à grands débits.
La capacité hôtelière et les investissements doivent constituer nos fers de lance, car même si on se réjouit aujourd’hui d’avoir 250% d’augmentation sur le marché russe, on en est qu’à 30 000 visiteurs, alors que Charm Cheikh en reçoit plus de 3 millions par an. Le chemin est encore long à parcourir et on ne le comblera que par le travail, la créativité et l’engouement…», dira Mohamed Boussaid dans son ultime synthèse.

Saoudi El Amalki
Commentaires
Votre nom:
Votre E-mail:
Message: